Histoire et Evolution de l’Aromathérapie

L’homme a toujours cherché dans les plantes son alimentation et ses remèdes. L’histoire de l’aromathérapie trouve ses racines dans nos civilisations.

C’est surtout autour du bassin méditerranéen que la science médicinale va vraiment s’établir.

En 1910, le chimiste René-Maurice Gattefossé qui faisait des recherches en parfumerie, se brûla grièvement les mains, lors d’une explosion de laboratoire. Très gravement brûlé, et soigné selon les moyens de la médecine contemporaine, il fut rapidement atteint de gangrène gazeuse.

En dernier recours, retirant ses bandages, il appliqua sur ses plaies infectées de l’huile essentielle de lavande. Les résultats furent stupéfiants, et confirmèrent son intuition : l’essence de lavande possédait de réelles propriétés antiseptiques et cicatrisantes.

Dès lors, il consacra une partie de ses recherches aux propriétés des huiles essentielles.

Dans les années 1960, le docteur Jean Valnet (1920-1995) reprit les travaux de Gattefossé et publia des ouvrages de référence (Aromathérapie, Traitement des maladies par les essences des plantes, 1964). Ils sont tous les deux considérés comme les pères de l’aromathérapie moderne.

Par la suite, Pierre Franchomme, avec la notion de chémotype contribua à améliorer l’identification des principes actifs dans les extraits utilisés.

À la fin du XXe siècle, au même titre que l’ensemble de la pharmacognosie, l’aromathérapie bénéficia de l’avancée des méthodes d’analyses, en particulier de la chromatographie.

La distinction précise des composés aromatiques permit à la médecine de mieux appréhender leurs mécanismes d’action et d’affiner leur prescription.